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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 22:54
© Tahora Zoher PhotoGraphie - La Maison Victor Hugo / Paris 2017 -

© Tahora Zoher PhotoGraphie - La Maison Victor Hugo / Paris 2017 -

Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant.
La main du songeur vibre et tremble en l'écrivant ;
La plume, qui d'une aile allongeait l'envergure,
Frémit sur le papier quand sort cette figure,
Le mot, le terme, type on ne sait d'où venu,
Face de l'invisible, aspect de l'inconnu ;
Créé, par qui ? forgé, par qui ? jailli de l'ombre ;
Montant et descendant dans notre tête sombre,
Trouvant toujours le sens comme l'eau le niveau ;
Formule des lueurs flottantes du cerveau.
Oui, vous tous, comprenez que les mots sont des choses.
Ils roulent pêle-mêle au gouffre obscur des proses,
Ou font gronder le vers, orageuse forêt...
Rêveurs, tristes, joyeux, amers, sinistres, doux,
Sombre peuple, les mots vont et viennent en nous ;
Les mots sont les passants mystérieux de l'âme...
Oui, tout-puissant ! tel est le mot. Fou qui s'en joue !
Il est vie, esprit, germe, ouragan, vertu, feu ;
Car le mot, c'est le Verbe, et le Verbe, c'est Dieu.
 
- Victor Hugo
(Jersey, juin 1855. / Extraits)
 
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 17:18
© Tahora Zoher PhotoGraphie - Paris 2016 -

© Tahora Zoher PhotoGraphie - Paris 2016 -

Paris est le lieu solennel
Où le tourbillon éphémère 
Tourne sur un centre éternel ! 
Paris ! feu sombre ou pure étoile ! 
Morne Isis couverte d'un voile ! 
Araignée à l'immense toile 
Où se prennent les nations !

 

- Victor Hugo

(A l'Arc de triomphe / Extrait) 
 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 12:24
© T.Zoher PhotoGraphie - Vue Panoramique d'un bout de Paris -

© T.Zoher PhotoGraphie - Vue Panoramique d'un bout de Paris -

Une ville finit par être une personne.

 

- Victor Hugo

 

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 09:18
© Tahora Zoher PhotoGraphie - L’église Saint-Eustache de Paris -

© Tahora Zoher PhotoGraphie - L’église Saint-Eustache de Paris -

Il est de règle que l'architecture d'un édifice soit adaptée à sa destination de telle façon que cette destination se dénonce d'elle-même au seul aspect de l'édifice.

 

- Victor Hugo

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:59
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -

© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -

Les paroles me manquent pour dire à quel point m’émeut

l’inexprimable accueil que me fait le généreux peuple de Paris.

Citoyens, j’avais dit : Le jour où la république rentrera, je rentrerai.

Me voici.

Deux grandes choses m’appellent.

La première, la république.

La seconde, le danger.

Je viens ici faire mon devoir.

Quel est mon devoir ?

C’est le vôtre, c’est celui de tous.

Défendre Paris, garder Paris.

Sauver Paris, c’est plus que sauver la France,

c’est sauver le monde.

Paris est le centre même de l’humanité.

Paris est la ville sacrée.

Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain.

Paris est la capitale de la civilisation, qui n’est ni un royaume,

ni un empire, et qui est le genre humain tout entier dans son passé et dans son avenir.

Et savez-vous pourquoi Paris est la ville de la civilisation ?

C’est parce que Paris est la ville de la révolution.

Qu’une telle ville, qu’un tel chef-lieu, qu’un tel foyer de lumière,

qu’un tel centre des esprits, des cœurs et des âmes, qu’un tel cerveau

de la pensée universelle puisse être violé, brisé, pris d’assaut, par qui ?

par une invasion sauvage ?

cela ne se peut.

Cela ne sera pas.

Jamais, jamais, jamais !

Citoyens, Paris triomphera, parce qu’il représente l’idée humaine

et parce qu’il représente l’instinct populaire.

L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation.

Paris triomphera, mais à une condition :

c’est que vous, moi, nous tous qui sommes ici,

nous ne serons qu’une seule âme ; c’est que nous ne serons

qu’un seul soldat et un seul citoyen, un seul citoyen pour aimer Paris,

un seul soldat pour le défendre.

À cette condition, d’une part la république une,

d’autre part le peuple unanime, Paris triomphera.

Quant à moi, je vous remercie de vos acclamations

mais je les rapporte toutes à cette grande angoisse

qui remue toutes les entrailles, la patrie en danger.

Je ne vous demande qu’une chose, l’union !

Par l’union, vous vaincrez.

Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments,

soyez unis, vous serez invincibles.

Serrons-nous tous autour de la république en face de l’invasion,

et soyons frères.

Nous vaincrons.

C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté.

 

- Victor HUGO

(Allocution prononcée par Victor Hugo le 5 septembre 1870)

 

© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 2016 -

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 11:48
© Tahora Zoher PhotoGraphie - 18 Novembre 2015 -

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Je suis comme la forêt qu'on a plusieurs fois abattue les jeunes pousses sont de plus en plus fortes et vivaces.

 

- Victor Hugo

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 11:07
© T.Zoher PhotoGraphie - Vers la lumière et au-delà -

© T.Zoher PhotoGraphie - Vers la lumière et au-delà -

Celui qui médite vit dans l'obscurité ; celui qui ne médite pas vit dans l'aveuglement. Nous n'avons que le choix du noir.

 

- Victor Hugo

 

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 08:36
© T.Zoher PhotoGraphie - Inde 2014 -

© T.Zoher PhotoGraphie - Inde 2014 -

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front,
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime,
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.

 

- Victor Hugo

(Les Châtiments, dans Œuvres complètes de Victor Hugo)

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:09
© T.Zoher PhotoGraphie - Au fil du vent et du temps -

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Les mots manquent aux émotions.

 

- Victor Hugo

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:47
© T.Zoher PhotoGraphie

© T.Zoher PhotoGraphie

Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant.
La main du songeur vibre et tremble en l'écrivant;
La plume, qui d'une aile allongeait l'envergure,
Frémit sur le papier quand sort cette figure,
Le mot, le terme, type on ne sait d'où venu,
Face de l'invisible, aspect de l'inconnu;
Créé, par qui? forgé, par qui? jailli de l'ombre;
Montant et descendant dans notre tête sombre
Trouvant toujours le sens comme l'eau le niveau;
Formule des lueurs flottantes du cerveau.
Oui, vous tous, comprenez que les mots sont des choses.
Ils roulent pêle-mêle au gouffre obscur des proses,
Ou font gronder le vers, orageuse forêt.
Du sphinx Esprit Humain le mot sait le secret.
Le mot veut, ne veut pas, accourt, fée ou bacchante,
S'offre, se donne ou fuit; devant Néron qui chante
Ou Charles-Neuf qui rime, il recule hagard;
Tel mot est un sourire, et tel autre un regard;
De quelque mot profond tout homme est le disciple;

Toute force ici-bas a le mot pour multiple;
Moulé sur le cerveau, vif ou lent, grave ou bref,
Le creux du crâne humain lui donne son relief;
La vieille empreinte y reste auprès de la nouvelle;
Ce qu'un mot ne sait pas, un autre le révèle;
Les mots heurtent le front comme l'eau le récif;
Ils fourmillent, ouvrant dans notre esprit pensif
Des griffes ou des mains, et quelques-uns des ailes;
Comme en un âtre noir errent des étincelles,
Rêveurs, tristes, joyeux, amers, sinistres, doux,
Sombre peuple, les mots vont et viennent en nous;
Les mots sont les passants mystérieux de l'âme

Chacun d'eux porte une ombre ou secoue une flamme;
Chacun d'eux du cerveau garde une région;
Pourquoi? c'est que le mot s'appelle Légion,
C'est que chacun, selon l'éclair qui le traverse,
Dans le labeur commun fait une oeuvre diverse;
C'est que de ce troupeau de signes et de sons
Qu'écrivant ou parlant, devant nous nous chassons,
Naissent les cris, les chants, les soupirs, les harangues;
C'est que, présent partout, nain caché sous les langues,
Le mot tient sous ses pieds le globe et l'asservit;
Et, de même que l'homme est l'animal où vit
L'âme, clarté d'en haut par le corps possédée,
C'est que Dieu fait du mot la bête de l'idée.

Le mot fait vibrer tout au fond de nos esprits.
Il remue, en disant: Béatrix, Lycoris,
Dante au Campo-Santo, Virgile au Pausilippe.
De l'océan pensée il est noir polype.
Quand un livre jaillit d'Eschyle ou de Manou,
Quand saint Jean à Patmos écrit sur son genou,
On voit, parmi leurs vers pleins d'hydres et de stryges
Des mots monstres ramper dans ces oeuvres prodiges.

O main de l'impalpable! ô pouvoir surprenant!
Mets un mot sur un homme, et l'homme frissonnant
Sèche et meurt, pénétré par la force profonde;
Attache un mot vengeur au flanc de tout un monde,
Et le monde, entraînant pavois, glaive, échafaud,
Ses lois, ses moeurs, ses dieux, s'écroule sous le mot.
Cette toute-puissance immense sort des bouches.
La terre est sous les mots comme un champ sous les mouches
Le mot dévore, et rien ne résiste à sa dent.
A son haleine, l'âme et la lumière aidant,
L'obscure énormité lentement s'exfolie.
Il met sa force sombre en ceux que rien ne plie;
Caton a dans les reins cette syllabe: NON.
Tous les grands obstinés, Brutus, Colomb, Zénon,
Ont ce mot flamboyant qui luit sous leur paupière:
Esperance ! - Il entr'ouvre une bouche de pierre
Dans l'enclos formidable où les morts ont leur lit,
Et voilà que don Juan pétrifié pâlit!

Il fait le marbre spectre, il fait l'homme statue.
Il frappe, il blesse, il marque, il ressuscite, il tue;
Nemrod dit: "Guerre!" alors, du Gange à l'Illissus,
Le fer luit, le sang coule. "Aimez-vous!" dit Jésus.
Et ce mot à jamais brille et se réverbère
Dans le vaste univers, sur tous, sur toi, Tibère,
Dans les cieux, sur les fleurs, sur l'homme rajeuni,
Comme le flamboiement d'amour de l'infini!

Quand, aux jours où la terre entr'ouvrait sa corolle,
Le premier homme dit la première parole,
Le mot né de sa lèvre, et que tout entendit,
Rencontra dans les cieux la lumière, et lui dit:
"Ma soeur!

Envole-toi! plane! sois éternelle!
Allume l'astre! emplis à jamais la prunelle!
Echauffe éthers, azurs, sphères, globes ardents;
Eclaire le dehors, j'éclaire le dedans.
Tu vas être une vie, et je vais être l'autre.
Sois la langue de feu, ma soeur, je suis l'apôtre.
Surgis, effare l'ombre, éblouis l'horizon,
Sois l'aube; je te vaux, car je suis la raison;
A toi les yeux, à moi les fronts. O ma soeur blonde,
Sous le réseau Clarté tu vas saisir le monde;
Avec tes rayons d'or, tu vas lier entre eux
Les terres, les soleils, les fleurs, les flots vitreux,
Les champs, les cieux; et moi, je vais lier les bouches;
Et sur l'homme, emporté par mille essors farouches,
Tisser, avec des fils d'harmonie et de jour,
Pour prendre tous les coeurs, l'immense toile Amour.
J'existais avant l'âme, Adam n'est pas mon père.
J'étais même avant toi; tu n'aurais pu, lumière,
Sortir sans moi du gouffre où tout rampe enchaîné;
Mon nom est Fiat Lux, et je suis ton aîné!"

Oui, tout-puissant! tel est le mot. Fou qui s'en joue!
Quand l'erreur fait un noeud dans l'homme, il le dénoue.
Il est foudre dans l'ombre et ver dans le fruit mûr.
Il sort d'une trompette, il tremble sur un mur,
Et Balthazar chancelle, et Jéricho s'écoule.
Il s'incorpore au peuple, étant lui-même foule.
Il est vie, esprit, germe, ouragan, vertu, feu;
Car le mot, c'est le Verbe, et le Verbe, c'est Dieu.'

- Victor Hugo

Les Contemplations, Livre I. (1855)

 

*Source copie du texte : http://poesie.en.portraits.over-blog.com/pages/victor-hugo-les-contemplations-livre-i-3600157.html

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  • : Ma quête du soi et du non Moi...
  • Ma quête du soi et du non Moi...
  • : Un lieu de vie vers la lumière de soi et du non Moi, un passage où je partage mes textes, mes citations au fil de mes lectures, de mes balades, mes photos et photos de la toile. Un voyage de l'esprit sur la toile, à travers les êtres, les âmes, et le mystère au fil des jours, de tout ce qui m'inspire, me guide, me touche, m’éveille dans ces chemins de l'existence, en cette vie, dans cet Univers Extraordinaire, que nous partageons tous sous un même toit, Le Ciel...
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'Quand le rideau se lévera, tu verras que nous ne savions rien, ni toi, ni moi.'

- Omar Khayyam -

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